Poème à Marie “Par la Brèche” (1)

Posted by on Sep 11, 2014 in travaux divers | Leave a comment

 

“Par la brèche…”

 

Par la brèche,

Que ta fleur d’amour a percée,

En travers de mon cœur,

Comme flèche

Emplumée,

Je suis allé moi-même,

Tout petit, me

Rapetissant,

Me rapetissant à l’extrême,

Pour voir comment,

Mais oui, comment ?

Ton Amour agissait

Aussi fort dans mon flanc…

Certes, il me disait : je t’aime !

Mais par quel enchantement !

As-tu percé mon cœur

Si dur, si tendrement…

Et quand j’entrai dedans,

Ta blessure donnée,

Surprise je reçus,

De toi, ma dulcinée :

Chants d’oiseaux

J’entendis,

Très fond,

Chantant gaiement,

Mille jacasseries !

Et respirai

Embaumements

De fleurs,

Cœurs de Marie

Au tréfonds,

De mon cœur !

Que je croyais de pierre…

Mais transpercé tu l’as,

Tellement, tellement,

Qu’une ouverture immense

S’ouvrait à la Lumière

Vers d’ensoleillés champs

De blés et de froments…

Dans l’atmosphère dense

Tu t’encourais, bergère,

De verts bosquets sévères,

En aubépines blanches,

Où les pies noires et blanches

S’amusaient à voler,

Les bijoux de ta robe,

De Princesse Bergère,

Jusqu’à te dénuder,

Comme voleurs dérobent

Près des berges qui errent,

Qui bordent la rivière,

Qui coulait là, si !,

Silencieuse, ignorée

Au fin fond de mon cœur…

Et qui t’attendait, toi…

Pour mon sang embraser…

Rivières que mes veines

Dont tu devins la Reine,

Et Reine de ce pays

D’au-delà de ma Vie…

Comme ton corps est beau chant d’os,

Recouvert de ta peau d’émail,

Dévêtue, pour tout champ d’ails,

T’habillerai de mes beaux aulx…

 

Sur les bourgeons de tes seins,

Je dessine,

Les arabesques de mes vignes…

Et de mes raisins sans raison,

La chute de tes reins,

D’automne, ma saison,

Préférée, que je désigne,

Comme maîtresse de maison,

Car elle dénude ton bassin…

Et t’aime nue, moi , ma blanche cygne …

 

Le bouleau, le frêne et l’ eros-eau,

Le chêne à l’écorce robuste,

A la Corse, me fait penser ton buste,

Et à l’écorce de ses côtes roses

Moulées par les eaux,

De la Mer…

Médite !

Terre !

Surannée,

Par tes yeux sans nuages,

Qui effacent ce sol à miens yeux…

Que mes baisers soient le

Toucher

Des fleurs

Qui te voilent …

De roses rouges

Et blanches,

Je le veux !

Et dans tes cheveux,

Des pétales,

Épars, qui pillent

Les étoiles…

De leur brillance

Et de leurs feux…

Tu es bien plus

Que chant cosmique…

Au-delà de l’espace

Et du temps…

Tu es de l’ordre du mystique…

Amour divin…

Seulement t’atteint !!!

Atteint ta teinte

De peau que j’adore…

Et que je ne peux reproduire…

Et qui sous les sons

Que j’odore,

Sonnent…

Des élans des

Heureux martyres…

Qui près de toi,

Bienheureux frissonnent,

Comblés

De ta lumineuse

Présence…

Dans le firmament

De ton

Cœur…

Francis De Larivière

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