Posts By: admin

Rêve de chatte

Posted by on Sep 17, 2018 in Peinture à l'ancienne | No Comments

Rêve de chatte
hsp : 40/40 cm

La huppe au pays des hiboux

Posted by on Sep 17, 2018 in Peinture à l'ancienne | No Comments

La huppe au pays des hibous
(d’après un récit de Sohravardi)
hsp : 40/50 cm

Evénement Templier à St-Léger les 28-29-30 septembre 2018

Posted by on Sep 17, 2018 in Evénements, Yves de Lessines | No Comments

Programme de l’événement Templier

à Saint-Léger les 28-29-30 septembre 2018


 


 

 

 

 

 

Exposition à Renaix au “PASSAGE” du 1 au 10 septembre 2017

Posted by on Aug 4, 2017 in Evénements | No Comments

Expo au “PASSAGE, 37, Sint Martens

Marlène BECKER

Jean-Marie Baudlet

Francis De Larivière

1 au 10/ 09 / 2017

Nouvelle revue “Le Verbe d’Yvain” n° 1

Posted by on Aug 4, 2017 in Yves de Lessines | No Comments

Je vous signale qu’il existe aujourd’hui le premier numéro de la revue “Le Verbe d’Yvain”, consacrée aux “Centuries” attribuées selon nous, non plus à Nostradamus, mais bien à l’Abbé de l’ancienne Abbaye de Cambron en Belgique : Yvo de Lessinis…

 

“Wodecq, le 24 juin 2017

Chers membres et sympathisants,

Suite aux ateliers organisés par notre association, et dans la foulée des livres publiés notamment par Rudy Cambier, Jean-Philippe Lahouste, et, tout récemment Pierre Pagniez, plusieurs membres ont

 

mis par écrit eux-aussi le résultat de leurs recherches, sous la forme d’articles.

Nous pouvons  donc vous annoncer la parution du premier numéro de notre revue périodique d’études historique et littéraires sur les Centuries :

«  Le Verbe d’Yvain »

 

Cette publication sera bisannuelle et paraîtra – symboliquement – aux fêtes traditionnelles de la

Saint Jean, soit le 24 juin pour celle d’été (Jean le Baptiste) et le 27 décembre pour celle d’hiver (Jean l’Evangéliste), sous la forme d’un cahier de format A4 avec une couverture en couleurs. Vous pourrez acquérir cette revue lors de nos réunions ou la recevoir par courrier postal.

Pour les membres ordinaires, le tarif sera de 3 € par numéro. Pour les membres adhérents et les personnes qui n’ont pas la qualité de membre, le tarif sera de 6 € par numéro. Le cas échéant, il conviendra d’y ajouter les frais d’envoi postaux, d’un montant forfaitaire de deux euros.

Dans la première édition, après un éditorial de Christian Parent et une belle introduction de Claude Corteville, Yvan Hubot nous parlera de la langue des oiseaux… Francis De Larivière nous emmènera ensuite dans un voyage poétique et mystique sur les traces de Saint Bernard de Clairvaux. Pierre Pagniez donnera quand à lui quelques clés pour un décryptage géographique du texte d’Yves de Lessines. Enfin, Bruno Verhamme retracera un itinéraire décrit dans les Centuries, pour aller de Château-l’Abbaye à Rumes, puis vers Wodecq, par une analyse de quelques quatrains, avec des découvertes inédites, avec deux cartes explicatives…

Dès la parution de chaque numéro un courrier électronique vous sera envoyé pour en préciser les conditions pratiques d’acquisition.

Le premier numéro de notre revue comporte 56 pages.

Vous en trouverez, en annexe, la couverture.

Vous pouvez verser le montant de votre abonnement annuel couvrant l’acquisition deux numéros (12 euros), à majorer, le cas échéant, du total des frais postaux couvrant l’envoi des deux numéros (4 euros pour la Belgique), soit un total de 16 euros, sur le compte bancaire de notre association : BE89 6528 2023 2385, en indiquant, à titre de communication, votre nom, votre prénom et votre adresse.

Nous serions également heureux de vous compter comme membre de notre association. Vous pourrez ainsi bénéficier d’un tarif avantageux lors de nos activités et pour votre abonnement annuel à notre revue (à savoir 6 euros couvrant deux numéros). Il vous suffit de verser le montant d’une cotisation comme membre ordinaire (25 euros) sur le même compte bancaire, et ce, en même temps que le prix de votre abonnement annuel (6 euros couvrant l’acquisition de deux numéros), soit un total de 31 euros, à majorer éventuellement des frais postaux (4 euros couvrant l’envoi des deux numéros, pour la Belgique).

En effet, cette réduction n’est pas valable pour les membres adhérents, qui soutiennent notre association par une cotisation réduite de 10 euros.

Au plaisir de vous rencontrer prochainement,

Tania Leveau

Secrétaire

Association sans but lucratif fondée le 9 mars 2007 pour la valorisation de la vie et l’œuvre d’Yves de Lessines
Siège social : 6, Blanc Scourchet, 7890 Ellezelles – N° d’entreprise : 890 805 438
E-mail : ivodelessinis.be@gmail.com – yvesdelessines.be@gmail.com Internet : www.ivodelessinis.org – www.yvesdelessines.org

 

Ci-dessous, les trois premiers cahiers d’une longue série dont j’ai envoyé copie à la Bibliothèque nationale sous la mention :

“LES CAHIERS D’ENDEMAINE”

Ceux-ci seront encore transformés et complétés par d’autres dans le futur… Ils se renvoient les uns aux autres. Cette interactivité permet, à mon sens, de superposer les niveaux de lecture. De la sorte, certains quatrains “participent à” et apparaissent dans différents “cahiers” qui n’ont apparemment pas de relations immédiates les uns avec les autres…

FD

Descente aux enfers

Posted by on May 1, 2015 in Iconographie | No Comments

DSC01400

65 x 100 cm

DSC01407

 

Cahier 3 – La verge d’Aaron

Posted by on May 1, 2015 in Recherche personnelle, Yves de Lessines | No Comments

Cahier 3

La Verge d’Aaron…

 

Centurie I

1.
Estant assis de nuict secret estude,
Seul, reposé sur la selle d’ærain.
Flambe exigue sortant de sollitude,
Fait prosperer qui n’est à croire vain.
2.
La verge en mains mise au milieu de Branches
De l’onde il moulle & le limbe & le pied,
Un peur & voix fremissent par les manches,
Splendeur divine le divin prés s’assied.

 

Voici que nos deux premiers quatrains contiennent chacun une référence à la Verge d’Aaron…

En effet, la Verge, le bâton d’Aaron est en directe relation avec le  ou les serpents (voir  diverses références bibliques) et le serpent , avec le Serpent d’ ærain.

Nos deux premiers quatrains sont donc intimement reliés à la généalogie du Christ…

Et

http://www.kabbale.eu/le-serpent-d-airain/

Le serpent d’airain

Posté dans Etudes Générales |

Par Spartakus FreeMann

Nombres XXI 6-9 : « Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple et il mourut beaucoup de gens d’Israël.

L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le regarda, conservera la vie.

Moïse fit un serpent d’airain et la plaça sur une perche ».

Comme les mots hébreux pour serpent et airain sont les même lorsque l’on enlève les points massorétiques (N H Sh), certains y ont vu une interprétation que ces serpents étaient les Séraphins dont Isaïe a dit qu’ils avaient 6 ailes.

« Avec la tête d’un faucon [le serpent] est de nature divine et un symbole du Soleil. C’est pourquoi une secte gnostique [les ophites] l’a choisi comme leur divinité tutélaire et c’est pourquoi le serpent d’airain fut élevé par Moïse dans le désert afin que les Israélites le regardent et vivent » (Pike, M&D, p. 278, « Lecture du 18ème degré »).

On peut rapprocher la nature des Séraphins, qui se tiennent le plus près de Dieu, de na’hash seraph, na’hash ne’hoshet, serpent brûlant. SARAPH, Shin Resh Phe, est la racine du verbe brûler. Le séraphin reçoit le feu divin et le transmet aux hiérarchies angéliques inférieures qui elles-mêmes le distribuent à l’Homme. Seuls les serpents pervertis apportent la mort, tandis que le serpent d’airain apporte la Vie éternelle, posé comme il l’est sur le bâton, tel le Christ sur la croix. Ceci est renforcé par le fait que l’airain est une transmutation du bois (selon Isaïe 60, 17) et qu’ainsi le Christ identifie-t-il le bois de la croix et lui-même au na’hash ne’hoshet pour que « tout homme qui croit en Lui ait la vie éternelle… »

(flambe exigue… note FD)

Tout comme le Serpent est lié à la Connaissance, à la sagesse et à la magie, le cuivre l’airain est-il connecté ou depuis des temps immémoriaux par toutes les écoles mystiques à la planète Vénus qui contrôle et dirige le manas humain supérieur – le manas étant tout autant le sauveur que le tentateur de l’humanité, car c’est en l’esprit qu’ils naissent. Avec Vénus, nous revenons aux rituels naasènes de la hiérogamie sacrée de l’homme et de la femme. Il est d’ailleurs intéressant de noter ici que les rituels naasènes actuels se déroulent toujours avec la présence d’objets sacrés en airain marquant par là l’attachement de leur courant à la Femme symbolisée par Vénus, Déesse de l’Amour.

Pour finir, nous retrouvons encore le symbole du Serpent d’Airain dans la Franc-Maçonnerie au sein des Degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté. En effet, le 25ème degré est celui dit du « Chevalier du Serpent d’Airain ». Ce degré est dit avoir pour origine un Ordre hospitalier fondé lors des Croisades par un certain John Raph . Or, voici le mot de passe du grade est INRI et mot du grade est IOHAN RAPH . Or, Raph en hébreu signifie soigner, guérir et le référant au serpent d’airain est alors ici très clair. Avec IOHAN nous touchons aux mythes et symboles Johannites. Lors des cérémonies de ce grade, l’effigie du Serpent crucifié sur le Tau est placée à l’Est du Temple. Pour finir, notons que le bijou du grade est un Tau surmonté par un cercle – la Croix Ansée – sur lequel un serpent est accroché. Sur la croix elle-même sont gravés les mots KhaLaTI (Il a souffert), et sur la partie supérieure de la croix, le mot NeKhuShTaN (Serpent d’Airain).

En outre,

Une exégèse sur la Verge d’Aaron

Posté dans Etudes Générales | 1 Commentaire

Par Reb Yakov Leib haKohain

 

Une traduction d’une courte étude sabbatéenne sur la Verge d’Aaron et la place du Serpent dans la Création.

« L’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Si Pharaon vous parle, et vous dit: Faites un miracle ! tu diras à Aaron: Prends ta verge, et jette-la devant Pharaon. Elle deviendra un serpent » (Exode 7 : 8-9).

Plus loin, nous lisons ce passage dans les Écritures :

« Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, et ils firent ce que l’Éternel avait ordonné. Aaron jeta sa verge devant Pharaon et devant ses serviteurs; et elle devint un serpent. Mais Pharaon appela des sages et des enchanteurs ; et les magiciens d’Égypte, eux aussi, en firent autant par leurs enchantements » (Exode 7 : 10-11).

Comment pouvons-nous comprendre cet incident ? D’abord, nous devons garder à l’esprit les injonctions du Saint Zohar : « Malheur à l’être humain qui dit que la Torah présente de simples histoires et des mots ordinaires… Tous les mots de la Torah sont des mots sublimes, de sublimes secrets » (Zohar 3 : 152a).

Et donc, que sont ces « secrets sublimes » que l’histoire de Moïse et d’Aaron contient ? Pour commencer, nous devons bien comprendre que ce n’est pas une « simple histoire » et que Moïse et Aaron n’étaient pas de « simples hommes ».

« L’Éternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon : et Aaron, ton frère, sera ton prophète ».

Ainsi, nous voyons que Moïse et Aaron – avant et en préparation de l’incident du Bâton – sont glorifiés par Dieu du statut de mortels au statut divin – élevés par Lui du Royaume vulgaire de Briah au Royaume Supernel d’Atziluth au sein de l’Arbre Kabbalistique des Dix Sephiroth. C’est-à-dire, Moïse est « fait Dieu » par YHVH, et Aaron est désigné comme son « prophète » – ce qui explique pourquoi Aaron et non Moïse réalise les miracles des Serpents.

En d’autres mots, Dieu s’implante Lui-même, Son « Esprit-Saint » (en hébreu = Ruach haKodesh) en Moïse – Il en fait le vaisseau de Son incarnation dans le monde – de la même manière que C. G. Jung le dit des milliers d’années plus tard.

« La demeure du Saint (Esprit)… en l’homme apporte une forme de christification d’un grand nombre » (Réponse à Job, Par 758).

En implantant son « Esprit Saint » en Moïse, Dieu l’élève au statut de « Messie » (en hébreu Moshiah, en grec Christos), le premier d’une succession de « oints » qui furent les vaisseaux de Son incarnation continuelle dans le monde qui culmine en, mais ne se termine pas avec, Sabbataï Tsevi (i.e. Moïse) – qui est également connu comme le « Grand Serpent » – et Nathan de Gaza (i.e. Aaron) – qui est également connu comme la « Sainte Lampe ».

Une preuve intéressante de l’incarnation de Dieu en Moïse – outre le passage d’Exode 7:1, que nous avons déjà cité – est la Gematriot qui connecte les deux noms en hébreu : Moïse et « Ehyeh asher ehyeh ». Les lecteurs qui ne sont pas familiers avec la méthode kabbalistique de la Guématria doivent se référer aux Archives de Donmeh West. Brièvement, elle est basée sur le fait qu’il n’existe pas de nombre en tant que tel dans la langue hébraïque, comme cela existe en anglais par exemple. À la place, chaque lettre de l’alphabet hébreu est non seulement une lettre, mais aussi un nombre. Par conséquent, la langue hébraïque est alphanumérique ; c’est-à-dire que chaque mot hébreu est à la fois un mot et un nombre. Selon l’antique méthode kabbalistique de la Guématria, par conséquent, différents mots qui ont la même valeur numérique sont censés avoir une connexion mystique intrinsèque entre eux. Avec cette brève introduction de la Guématria à l’esprit, considérons comment connecter Moïse à Dieu puisque le premier est une « incarnation » ou un « reflet » du dernier.

Moïse en hébreu est épelé avec les trois lettres MEM SHIN HEH (Mosheh) qui a une valeur guématriatique de 345 comme suit :

Mosheh = MEM (40) + SHIN (300) + HE (5) = 345.

D’un autre côté, le nom hébreu par lequel Dieu s’annonce Lui-même à Moïse est « Eyheh asher eyheh » (« Je suis ») qui a selon la Guématria une valeur de 543 :

EHEYEH (21) + ASHER (501) + EHEYEH (21) = 543.

Donc – et ceci est très important – Moïse (qui a une guématria de 345) est un reflet de Dieu (avec une guématria de 543). En d’autres mots, nous voyons dans la séquence 543/345 un « palindrome » dans lequel Moïse (345) émerge comme « reflet » de Dieu (543) – et c’est pour cette raison que ce dernier dit au premier : « Vois, j’ai fait de toi un Dieu ». La question est : « qu’est-ce que cela peut avoir à faire avec nous aujourd’hui, et avec notre réintégration à la Déité ? » Je répondrai dans la prochaine section.

—————

« Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, et ils firent ce que l’Éternel avait ordonné. Aaron jeta sa verge devant Pharaon et devant ses serviteurs ; et elle devint un serpent. Mais Pharaon appela des sages et des enchanteurs; et les magiciens d’Égypte, eux aussi, en firent autant par leurs enchantements. Ils jetèrent tous leurs verges, et elles devinrent des serpents. Et la verge d’Aaron engloutit leurs verges » (Exode 7 10-12).

Comment devons-nous comprendre cela ? Comment un serpent peut-il être saint et les autres non ? Assurément Dieu maudit tous les Serpents lorsqu’Il dit au premier d’entre eux dans l’Éden : « L’Eternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ». Remarquez qu’Il maudit Na’hash (le Serpent) spécifiquement entre tous les animaux des champs (‘haiothim hasadeh) et non parmi les créatures en général (itzirim en hébreu). Pourquoi cela fait-il une différence ? Car, selon la Kabbale, ‘haiotim (bêtes des champs) est un mot-code herméneutique pour les descendants du premier des deux Adam, que Dieu a béni (Genèse 1 28) mais dans lequel il n’insuffla pas d’âme de vie comme Il le fit pour le second (Genèse 2 : 7). Comme le Zohar le dit :

« Malheureusement pour la stupidité et l’aveuglement des hommes qui ne perçoivent pas les mystères de la Torah et qui ne connaissent pas que par « animaux des champs » on désigne les ignorants (ceux qui n’ont pas d’âme) » (Zohar 1 28a).

De plus, le Zohar nous dit que non seulement Adam mais aussi le Serpent – qui, jusqu’à ce qu’il soit maudit par Dieu « à marcher sur son ventre », marchait sur deux jambes comme tous les autres hommes (Rashi, Genèse 1 14) et « désirait la femme » (ibid. 3, 1) – n’avait eut aucune relation sexuelle avec Eve :

« Les bêtes des champs sont les enfants du Serpent originel qui eut des relations sexuelles avec Eve… D’eux est né Caïn qui tua Abel. De Caïn descendit Jethro, le beau-père de Moïse, comme il est écrit « Et les fils de Kénite, le beau-père de Moïse » (Jud. 1,16), et selon la tradition il était appelé Kénite car il est issu de Caïn » (Zohar 1, 28b).

Ainsi, YHVH maudit le Serpent « parmi tous les animaux des champs » signifiant les descendants de Caïn qui portent la semence du Serpent. Et c’est des descendants de la semence mêlée de Caïn que Ham naquit ; et Ham fut maudit par Dieu car il avait vu son grand-père, le Serpent de l’Éden, devant lui (Genèse 9, 25) ; et parmi les fils de Ham il y eut Mitzraïm (Genèse 10, 6), le fondateur du Pays d’Égypte qui est nommé en hébreu Eretz Mitzraïm dont le roi est le Pharaon, portant la couronne de Serpents sur sa tête afin de dénoter sa descendance de Na’hash, le Serpent de l’Eden qui eut des relations avec Eve.

Ainsi, ce fut la Verge, ou Bâton d’Aaron qui se « transforma en un Serpent » qui « avala les serpents » des magiciens de Pharaon. La verge d’Aaron était une verge neuve donnée à lui par YHVH (Exode 7, 9) mais les verges de Pharaon étaient vieilles, données par Na’hash, le Serpent d’Éden, dont Pharaon porte la couronne sur sa tête.

Extrait de Figures de la Bible, Gerard Hoet, 1728

Cette seconde verge, la Verge d’Aaron, par laquelle les verges de Pharaon furent défaites, est celle à laquelle les Écritures se réfèrent lorsqu’elles disent : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent » (Psaume 23, 4) ; c’est la verge à laquelle se réfère le Prophète Isaïe lorsqu’il proclame : « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaïe » (Isaïe 11, 1) ; c’est-à-dire que le Messie, le Oint d’Israël – la Verge qui est également un Serpent (en se souvenant que les mots hébreux pour Messie et Serpent ont la même valeur guématriatique) – la verge qui est également la verge sur laquelle Moïse planta un Serpent et que tous ceux qui la regardaient en étaient guéris (Nombres 21, 8).

Et tout comme ce « Serpent-Verge » d’Aaron – le Messie – entra dans la Cour de Pharaon afin d’avaler les Verges-Serpents des Égyptiens, ainsi le Messie Sabbataï Tsevi « entra dans la Cour de Pharaon » (c’est-à-dire l’Islam) cinq milles ans plus tard afin « d’avaler » ses propres Serpents-Verges (c’est-à-dire ses étincelles saintes) et de les réunir avec leur Source. Tout comme la Verge d’Aaron réunit le « Serpent d’Israël » avec les « Serpents d’Égypte», ainsi Sabbataï Tsevi le fit. Et ainsi feront, également, tous ceux qui suivront ses traces. Pas par la force des armes, mais par la Force du Saint-Esprit ; pas complètement, mais au moins en partie. Selon les mots du Talmud :

« Le jour est court ; la tâche est grande ; les ouvriers sont fatigués ; la récompense est grande et le Maître insistant… Vous n’êtes pas appelés pour achever l’œuvre, cependant nul d’entre vous n’est libre d’y échapper » (Pirké Avoth 2, 21).

Reb Yakov Leib haKohain, sur le site Donmeh West. Traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, décembre 2004 e.v.

Et

Dans le « Magnificat » du 14 avril 2015, p. 128:

Evangile de J-C selon St Jean : 3, 7b-15

«En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : «  tu es maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez paslorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

Et voici le texte suivant qui nous dit que dans l’arche d’alliance se trouvaient réunis les tables de la loi et la verge d’Aaron qui avait fleuri « aux milieu des branches » … (les tables de Moustier et les deux premiers quatrains dont nous parlons …)

http://www.lefleuvedevie.ch/V2/tabernacle/96/lesaint.xhtml

texte que voici :

Le saint des saints

L’arche de l’alliance  Derrière le voile se trouvait l’arche de l’alliance. Elle était faite en bois d’acacia recouvert d’or au-dedans et au-dehors. Cette arche est à nouveau une magnifique image de Jésus-Christ. Le bois d’acacia et un bois très résistant qui représente l’humanité parfaite de Christ. L’or, quant à lui, représente sa nature divine.

Dans l’arche Dans l’arche, on trouvait les deux tables de la loi, un vase d’or contenant de la manne et la verge d’Aaron qui avait fleuri.La manne est à nouveau une image de Jésus-Christ qui est venu sur terre pour être “le vrai pain du ciel” (Jean 6:32-35). Elle prouve combien Dieu désire prendre soin de ses enfants, les nourrissant jour après jour de sa propre vie dans n’importe quelle situation. Si nous nous approchons du Seigneur, nous le connaîtrons de manière toujours plus intime et précieuse. Nous aurons l’expérience de la manne cachée dans le pot à l’intérieur de l’arche (Apoc. 2:17). La verge d’Aaron, quant à elle, est une image du Christ ressuscité. Dieu avait dit à Moïse de prendre une verge par tribu et de mettre ces douze verges dans le tabernacle pendant une nuit. Le lendemain, seule la verge d’Aaron avait fleuri, montrant par là celui que Dieu avait choisi. La verge d’Aaron “avait poussé des boutons, produit des fleurs, et mûri des amandes” (Nomb. 17:1-9). D’une verge morte, Dieu avait suscité la vie. C’est une merveilleuse image du Christ ressuscité et nous sommes tous appelés à connaître Christ et la puissance de sa résurrection (Phil. 3:10).

(à compléter et à suivre…) Francis

Cahier 2 – Sainte LUCIE – SYRACUSE – (IV éme Siècle) – (34)

Posted by on Dec 14, 2014 in Recherche personnelle, Yves de Lessines | No Comments

13-12-2014

 

CAHIER 2

 

SAINTE LUCIE (IVe s.)

martyre de ste lucie

 

Samedi de la 2e semaine de l’Avent

 

Lucie est une vierge martyre de SYRACUSE, qui dut périr dans les années sanglantes de la persécution de Dioclétien. Les Siciliens ont porté à travers le monde le culte de la sainte au nom de lumière.

 

Lux-lucis : lumière                 Phos en grec

Ste Lucie, St Luc

 

Apprenant aujourd’hui que Sainte Lucie est en relation avec la Sicile et SYRACUSE, je me rends compte qu’elle est donc aussi en relation avec « Les Centuries »…

Soit le travail concernant les tyrans de Sicile etc… et particulièrement ici le quatrain :

Centurie 10

Quatrain 63

« Cydron, Raguse, la cité au sainct Hieron,

Reverdira le medicant succours,

Mort fils de Roy par mort de deux heron,

L’Arabe, Ongrie feront un mesme cours. »

Cydron, Raguse de Sicile conduit à Cy-Raguse donc à la ville concernant de près Sainte Lucie…

Qui devient par là-même la « Cité au sainct Hieron », donc, de la sainte doublée du grec « Hieros » dans Hiéron…

Comme elle est la Patronne des aveugles, vu que ses bourreaux l’ont énucléée, il pourrait y avoir également relation avec le quatrain :

Centurie 8

Quatrain 5

« Apparoistra temple luisant orné,

La lampe et cierge a Borne et Bretueil:

Pour la lucerne le canton destorné,

Quand on verra le grand coq au cercueil. »

Où apparaît notamment LUCERNE donc peut-être Sainte LUCIE et lampe cierge (ciego-aveugle en esp.) Borne à qui il manque un G…

Dans un contexte de lumière : AppaROIstra temple luisant orné = apparaitra par ROI le Temple de Salomon et le roi David (Clavis David-Clé de David) où le « temple symbolise la « shekina » (v. Corbin) c-à-d la Présence lumineuse divine… Donc, tous ces termes sont des termes de Lumière : apparaître, Temple , luire, orné = OR-Né = né de l’Or (du soleil levant).

Le second verset contient LAMPE et CIERGE, a BORNE = ab OR-né (encore cet or né…) et Bretueil , donc deux rimes sonnant en ŒIL, organe de la vision et du martyre de sainte Cécile … AB ORNé viendrait alors, si je ne me trompe, du latin ab = retirer, donc retiré l’ornement des yeux (UEIL-ŒIL) signifie le type de martyre de sainte LUCIE…

Elle arrive juste après (éborgnée) dans le troisième vers en LUCERNE, donc, LUCE = LUCIE, dont on ne voit plus que les cernes…

Et également juste à sa suite : le canton destorné devient alors : le canton d’EST OR-né… c-à-d, le pays de l’Est qui s’orne d’OR du Soleil Levant…

Canton d’ailleurs bien mis en évidence par sa majuscule et par sa répétition dans le dernier vers : Quand on verra = CANTON verra !

 

Verra , bien sûr, de VOIR cet aveuglement …

Le grand coq, symbole de lumière… naissante de l’ »AVENT »…

Et sa contrepartie obscure de la naissance du Soleil : CERCUEIL …

Icic encore, on pourrait extraire, en bon alchimiste, de l’OR, des rois, l’aurore et l’œuvre au noir de cercueil, mais aussi de Borne indiqué avec majuscule, donc, remarquable, si nous le traduisons par « TO BORN » soit la naissance du Soleil-OR et son contraire, mourir, suggéré par le cercueil…

 

Voir mes autres travaux sur ce site (ainsi que BEL-ŒIL)… etc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Lucie_(f%C3%AAte)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_de_Syracuse

 

Cependant, dès le premier quatrain, on parle de Lumière…

Centurie I

1.
Estant assis de nuict secret estude,
Seul, reposé sur la selle d’ærain.
Flambe exigue sortant de sollitude,
Fait prosperer qui n’est à croire vain.

 

Flambe est associée à la lumière de la bougie ou du cierge, mais aussi

De la flamme… et accompagné également de le nuit obscure et du secret non dévoilé…

Toujours cette bipolarité…

 

Et dans la liturgie du jour nous trouvons la « Lecture du livre de Ben Sira le Sage, 48, 1-4.9-11

« En ces jours-là, le prophète Elie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises, il en fit descendre le feu.

Comme tu étais redoutable, Elie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu… »

 

J’indique en gras, tout ce qui concerne le feu et la lumière (7 fois)…

Et ensuite

L’Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17, 10-13 :

« Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Elie doit venir d’abord ? » Jésus leur répondit : « Elie va venir pour remettre toute chose à sa place. Mais, je vous le déclare : Elie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le fils de l’homme va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. »

 

Ainsi donc, la Lumière et la flamme nous reconduisent à Jésus…

Et la phrase : « Jésus leur répondit : « Elie va venir pour remettre toute chose à sa place. » est commentée comme suit dans la méditation du jour du Magnificat n° 265, p. 180-181,  dont sont tirées ces citations.

Des clés pour ouvrir les écritures

Origène voit dans le Christ la « clé » des Ecritures et rapporte à ce sujet une tradition juive :

« Il existe une très jolie tradition juive sur la divine Ecriture dans son ensemble, que nous a transmise un Hébreu. A ce qu’il disait en effet, toute l’Ecriture divinement inspirée ressemble, en raison de l’obscurité qu’il y a en elle, à une maison aux multiples pièces, toutes fermées ; près de chaque pièce est posée une clé qui n’est pas la sienne, et ainsi les clés sont éparpillées entre les pièces sans qu’une seule corresponde à celle près de laquelle elle est posée ; et ce n’est pas une mince affaire de trouver les clés tout en les faisant correspondre aux pièces qu’elles peuvent ouvrir ! Si l’on veut comprendre aussi ce que les Ecritures ont d’obscur, disait-il pour finir, on ne commencera pas à comprendre autrement qu’en les lisant les unes par rapport aux autres, parce qu’elles recèlent en elles-mêmes, éparpillée, l’explication.

A mon avis, en tout cas, l’Apôtre suggère le même type de méthode pour entrer dans l’intelligence des paroles divines quand il dit : « Nous parlons dans un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit, en comparant le spirituel au spirituel »  (1 Co 2, 13).

Origène

(Traduction inédite de Guillaume Bady pour « Magnificat »

 

Origène (+ v. 254, prêtre né à Alexandrie, penseur et spirituel éminent, fut le plus profond exégète de l’Antiquité chrétienne.

 

Voici donc décrite une méthode qui pourrait bien nous servir pour la lecture obscure de nos « Centuries » !

Et qu’Yvo de Lessinis connaissait bien !

Qui ne connaissait pas ORIGENE  à son époque ?

D’ailleurs, si nous reprenons notre premier quatrain cité ci-dessus :

Centurie 10

Quatrain 63

« Cydron, Raguse, la cité au sainct Hieron,

Reverdira le medicant succours,

Mort fils de Roy par mort de deux heron,

L’Arabe, Ongrie feront un mesme cours. »

Ne voyons-nous pas que  « l’Arabe, Ongrie » signifie :

ONGRIE = anagramme de ORIGENE !

Donc : L’ AR ABE ONGRIE = L’ART AB ORIGENE,

L’ART (VENANT D’) ORIGENE… et plus :

Puisque suit, dans ce vers : feront un même cours !

Donc, une Méthode de lecture !

 

Encore une fois, tous cela est en relation avec mes travaux précédents concernant les grandes « Ô » de l’Avent dont la centrale des sept « Ô » est

« Clavis DAVID » soit la CLE de DAVID

« Ô Clé de David, ô Sceptre d’Israël,

Tu ouvres, et nul ne fermera,

Tu fermes, et nul n’ouvrira :

Arrache les captifs au ténèbres,

Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

 

Voir Cahier 1

 

Francis

 

 

Cahier 1 – GUERRIC d’IGNY – Avent – Centuries ( 33)

Posted by on Dec 14, 2014 in Recherche personnelle, Yves de Lessines | No Comments

13-12-2014

CAHIER 1

AVENT

Dimanche 7 décembre 2014 –  Méditation du jour

Préparez le chemin du Seigneur !

« Préparez le chemin du Seigneur. » Le chemin du Seigneur, frères, que l’on nous ordonne de préparer, c’est en marchant qu’on le prépare, et en le préparant qu’on y marche. Et même si vous y avez fait beaucoup de progrès, il vous reste toujours à le préparer en quelque chose, pour qu’en repartant du point où vous êtes parvenus, vous preniez votre élan vers ce qu’il reste à parcourir.

Ainsi, à chacun de vos progrès, le Seigneur qui vient et auquel vous préparez le chemin se portera à votre rencontre, de mieux en mieux et comme pour la première fois. Le juste a raison de prier ainsi : « Enseigne-moi, Seigneur, ta loi et le chemin de tes volontés, et toujours j’en ferai mes délices. » Peut-être l’appelle-t-il « voie éternelle » parce que si la Providence a prévu pour chacun un chemin, et établi un terme à atteindre, il n’y a cependant pas de terme à la naturelle bonté de celui en qui vous progressez.

Aussi, le voyageur sage et courageux, quand il aura été jusqu’au bout du chemin, reprendra alors le départ; de telle sorte qu’oubliant ce qui est en arrière, il se dira chaque jour à lui-même : « Maintenant, je commence ! »

Bienheureux GUERRIC d’IGNY

(Traduction inédite par Max de Longchamp pour Magnificat)

Né vers 1087 à Tournai, le bienheureux Guerric (+ 1157), ami de saint Bernard, fut l’un des piliers du mouvement cistercien. Ses cinquante-quatre sermons, destinés au chapitre du monastère d’Igny, montrent l’éducateur qu’il fut pour ses frères.

Comme tropaire de ce même dimanche en prière du soir, nous avons :

« Saisis de Joie, vous demandez :

« Quel sera cet enfant ? »

C’est lui le Messager de la grande espérance ;

Accueillez-le de la part du Seigneur :

Il vient TRACER le chemin de l’Epoux

Et préluder au chant des Noces. »

 

Cela me rappelle deux de mes travaux concernant les « Centuries »…

Les « grandes Ô de l’avent » et les « traces, strasse, etc. »

Guerric d’Igny, originaire de Tournai, ami de saint Bernard, antérieur à Yvo de Lessinis, n’a pas dû rester sans « TRACES » ni « Signes » dans l’esprit de ce dernier cité, abbé cistercien…  (voir mon site : 06-100  ESTO   Texte Latin  (remanié) liaison avec H. Corbin.docx (31) et 20-les tras -traces. -thraces.docx (32)

« Biographie

Formation et premières années

Né à Tournai le jeune Guerric reçut sa première éducation à l’école cathédrale de Tournai, presque certainement aux pieds d’Odon de Tournai qui de 1087 à 1092 en était l’écolâtre. Il est possible que Guerric ait été lui-même écolâtre à Tournai entre 1121 et 1125.

Attiré par un style de vie plus solitaire, Guerric se retire dans une petite maison près de l’église de Tournai. Il passe son temps à la lecture, la prière et la méditation. Par un ami il entend parler de Bernard de Clairvaux, passé récemment en Flandre. Cela le décide à faire un voyage à Clairvaux. Il ne semble pas que sa première intention ait été d’y entrer comme novice. Bernard le convainc cependant à rester à Clairvaux (1126).

Dès son noviciat, il est remarqué par Saint Bernard comme moine de vertu éminente, qui mentionne le nom du novice Guerric dans plusieurs lettres.

Abbé d’Igny

En 1138 Guerric devient abbé d’Igny, une fondation de Clairvaux dans le diocèse de Reims. Il en est le deuxième abbé. Même s’il est ‘régulièrement’ élu par la communauté (comme le veut la Carta Caritatis), il semble bien que l’influence de Saint Bernard n’ait pas été pour rien dans le choix fait par la communauté d’Igny.

S’il a une grande expérience spirituelle, d’abord comme ermite ensuite comme disciple de Saint Bernard à Clairvaux, Guerric n’en est pas moins assez âgé – sans doute plus de 60 ans – et se lamente dans un de ses sermons de ce que sa condition physique chancelante ne lui permet pas de participer pleinement au travail manuel communautaire que demande la règle de saint Benoît.

L’abbaye d’Igny est florissante sous la direction de l’abbé Guerric ; son prestige religieux personnel est grand. Certains de ses écrits circulent. Les vocations affluent, des dons sont reçus et une nouvelle fondation monastique est faite : c’est l’abbaye de Valroy en 1148, dans le diocèse de Reims.

Guerric meurt dans son abbaye le 19 août 1157. En 1876, lors de la restauration d’Igny son corps est exhumé et identifié. Son culte, de temps immémorial dans l’ordre de Cîteaux, est officiellement reconnu par l’Église en 1889. Liturgiquement la fête du Bienheureux Guerric d’Igny se célèbre le 19 août.

 

Ecrits et doctrine

Seuls 54 sermons (un genre littéraire prisé à son époque) de Guerric d’Igny nous sont parvenus. Ils sont publiés dans la Patrologie latine de Migne. Il semble que par respect pour une décision du chapitre général des cisterciens (en 1151 ?) Guerric ait fait brûler le volume de ses sermons. Ceux qui circulaient déjà hors du monastère d’Igny nous sont parvenus.

Les sermons eurent une grande influence dans le développement de la spiritualité cistercienne et furent réimprimés de nombreuses fois, jusque et y compris durant le XXe siècle.

Dans la ligne de Saint Bernard, son maître spirituel, Guerric développe une forte spiritualité mariale :

Marie nous régénère. Telle est sa maternité spirituelle : « Marie forme son Fils unique en tous ceux qui sont fils par adoption » Elle est la nouvelle Eve qui donne une nouvelle vie à ceux qui étaient devenus vieux par le péché.

Marie est image de l’Église : cette maternité est celle de l’Église qui pareillement exerce sa maternité à notre égard.

Plus étonnant et audacieux : nous avons à partager la maternité de Marie par rapport à son Fils. Marie est type de l’âme : « l’Enfant-Jésus est né non seulement pour nous mais en nous. Nous avons à ‘concevoir’ Dieu en notre cœur » (sermon de la Nativité).

 

Bibliographie

Louis Bouyer: La spiritualité de Cîteaux, Paris, 1955.
Plusieurs articles dans la COCR, vol. 19, 1957.
Thomas Merton: The Christmas sermons of Blessed Guerric d’Igny, Gethsemani Abbey (USA), 1959.
John Morson: Article Guerric d’Igny dans Dictionnaire de Spiritualité, vol.VI, col.1113-1122, 1965.
Annie Noblesse-Rocher: L’expérience de Dieu dans les sermons de Guerric d’Igny, Paris, Cerf, 2005
Bernard-Joseph Samain: Guerric d’Igny Sermons Lus par Bernard-Joseph Samain, Paris, Cerf, 2011

(Source Wikipedia)

Guerric d’Igny : « Sermons pour l’Année liturgique »

« Abbé du monastère cistercien d’Igny, près de Reims, de 1138 à 1157, Guerric a laissé un ensemble de cinquante-quatre sermons consacrés aux principales fêtes de l’année liturgique ainsi qu’aux grandes fêtes des saints.

Ces textes, d’une belle richesse biblique et d’une vraie qualité littéraire, se tiennent au plus près de la fête célébrée pour en déployer les beautés. Guerric invite l’auditeur à admirer le mystère puis à imiter la conduite que celui-ci nous propose, c’est-àdire à s’en inspirer dans notre vie et notre engagement spirituel.

Dans la ligne des auteurs patristiques, Guerric nous offre une œuvre à la fois liturgique, théologique, morale et spirituelle. Et il le fait avec sa touche propre, faite de simplicité et de poésie. Le père abbé d’Igny excelle à faire chanter la réalité célébrée en chacune des fêtes de l’année et à faire vibrer les cœurs. »

(source : http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=9427

Ces sermons pour l’année LITURGIQUE , nous ramènent encore une fois  à mon travail précédent concernant les « Grandes Ô de l’avent » et le texte latin ( et Marial) des « Centuries »… ???

Guerric nous reconduit également en « nos » terres de Belgique, sur le « Dernier chemin des Templiers » (Rudy Cambier)…

Intervention de Martin Laramée sur FB (l’article présentait un livre – erreur de livre présenté…)

En sommes-nous si surs? L’erreur d’image renvoie à une parenté – à mon humble avis – aux affinités des deux contemporains que furent Robert de Molesmes et Milarépa. C’est Jean-André Nisole qui l’indique avec justesse dans son Milarépa – un Cheminement, Cahiers Cavalli di San Marco no 3, 2014, pp. 6-9, voici le texte : « En ce fameux temps-là, près de Troyes – dans une famille riche et noble, nous disent les textes les plus anciens – naît un cadet, Robert, le futur Robert de Molesmes (c.1029-1111). Ses parents sont Ermengard et Theodoric (Thierry) – on sent encore, à l’époque, les racines franques, donc germaniques, dans les noms de personnes.
Peu avant sa quinzième année, Robert entra dans un monastère de la région, au Moutier-la-Celle. On disait alors moutier ou moustier pour désigner le monasterium (latin classique, dérivé du grec) ou monisterium (latin populaire). Il semble que, dès son entrée au moutier, Robert avait ressenti l’appel à la vie spirituelle la plus recueillie – et, donc, la plus rigoureuse. Toutefois, il se soumit aux demandes des moines ainsi qu’aux ordres du pape. Car, très tôt, ses qualités avaient été remarquées.
Il fut donc prieur et abbé. Il fonda le monastère de Molesmes (ou Molesme) – en fait, non un simple moutier mais presque un ordre monastique. Toutefois, sans cesse il quitta fondation et fonctions, pour aller vers les ermites, vers la forêt, la nature sauvage… Plus tard, on verra en lui un être instable. Il le fut sans doute – mais de noble façon.
En 1098, trois ans avant sa mort, il fonda un autre monastère, dans un lieu sauvage, à quelques lieues de Dijon, en Bourgogne. Il était suivi par une vingtaine de disciples, qui tenaient cet ascète non seulement pour un maître selon la hiérarchie monastique – il l’était –, mais encore, mais surtout pour un maître spirituel, pour un maître de vie. Robert crut donc fonder enfin un humble monastère à l’abri des corruptions, dans un lieu inhospitalier, un marais où poussaient joncs et roseaux. Des cistels, disait-on à l’époque. Cîteaux s’appellera ce lieu. La mort épargna à Robert l’enrichissement démesuré de ses Cisterciens9 (il avait déjà souffert de celui de Molesmes) – comme elle sera miséricordieuse pour François d’Assise, il Poverello, quelque cent quinze ans plus tard…
*
Peu de temps avant l’entrée du jeune Robert au moutier, à l’autre bout du monde, dans une famille riche et puissante naissait le fils de Mila Shérab Gyaltsen et de « la ravissante » Karmo Gyen : Mila Thöpaga – nom qui n’est pas sans évoquer l’euangelion grec (qui a été calqué par « évangile », et traduit littéralement par le vieil anglais gôd spel)…
L’enfant deviendra célèbre sous le nom de Milarépa, Mila porteur de coton (1040-1123). C’est-à-dire : Mila si puissant dans son ascèse et son recueillement, qu’il ne se vêt que de coton, été comme hiver, dans l’un des climats les plus rudes du monde.
Milarépa refusa toujours de devenir moine, voyant toutes les dérives du monde monastique : ses richesses, ses orgueils, ses vanités, ses jalousies… Il ne porta donc jamais la robe safran ou rouge, mais le blanc des ascètes, des ermites méditants – autre signification du répa.
Vingt ans avant que Robert de Molesmes ne fonde Cîteaux, Milarépa se soumit corps et âme à Marpa Lotsâva (le Traducteur), connu encore sous le nom de Mar-pa du Lhodrak (la région méridionale du Tibet où il était né). Celui-ci deviendra son lama (tib.), son guru (sk.) bien-aimé. Milarépa a trente-huit ans. « Je suis resté six ans et huit mois aux pieds de ce père, incarnation d’un Buddha. » À l’âge de quarante-cinq ans (en 1085, selon les dates retenues ici), Milarépa devint donc un yogi errant, un méditant au recueillement extraordinaire. Pendant près de quarante ans, avec amour, il dispensera son enseignement à celles et ceux qui s’approchaient de lui.
Il réussit ce que Robert de Molesme avait recherché toute sa vie, entravé par les circonstances et par l’autoritarisme romain. Et peut-être aussi par un certain manque de courage. Le courage extrême de l’ermite, qui dénoue toutes les entraves, largue toutes les amarres. Mais « celui d’entre [nous] qui est sans faute, qu’il jette le premier une pierre sur [lui] ! »
Jean, 14 8.7.
Toutefois, notre faiblesse et nos fautes ne doivent pas nous aveugler. La Voie tracée par Milarépa exige ce courage extrême. Non pas la réussite dans l’entreprise courageuse – ce serait absolument décourageant ! Mais le désir de ce courage et la tension vers ce courage, l’engagement dans ce courage.
Milarépa mourra en 1123, alors que le cistercien Bernard était devenu abbé du nouveau moutier de clara vallis, claire vallée, Clairvaux – monastère fondé quelques années auparavant à la demande d’Étienne Harding, abbé de Cîteaux.
Réformateur, fondateur de l’ordre de Clairvaux, Bernard offre un contraste saisissant avec Milarépa. On ne saurait, en effet, être plus engagé que lui dans les affaires du monde : il régente même le pape… Et pourtant, il fut un spirituel authentique – exploit remarquable, sans doute unique dans l’histoire de l’Église romaine ! Il sera donc mal compris par les générations ultérieures, qui en feront un « conservateur» ou, plus agressivement, un « antimoderne ».
Mais voilà : quand il s’agit de la réalisation de nos plus hautes potentialités, nous sommes obligés de constater qu’il n’y a pas de méthode exclusive, seulement des chemins possibles. Le chemin de Milarépa n’est pas celui de Bernard ni même celui de Marpa, son lama bien-aimé, lui aussi très engagé dans les affaires du monde…
Nous ne pouvons choisir ni notre chemin ni notre maître comme nous choisirions un produit dans un magasin ou dans un catalogue. Le maître et le parcours sont des avènements. Rencontres ou fruits d’une rencontre…» (Texte disponible en Pdf sur demande) Martin.G.Laramée.

Francis

Deux “ave Maria” et texte ajouté…

Posted by on Oct 7, 2014 in travaux divers | One Comment

Ave Maria Ashana (2)

 

Texte a lire lentement  pendant la musique de l'”Ave”…

 

Ave Maria beau très beau!

https://www.youtube.com/results?search_query=ave+maria+ashana

 

Il n’y a que Dieu qui sauve ..;

Gratia Maria …

Dieu avec toi …

Je vous adore !

Tu es bénie,

Dans le cœur des hommes …

Pureté sans limites…

Bénie es-tu et bénie encore …

Pour que nos cœurs à tous s’unissent…

Dans l’infini

De l’amour de Dieu,

De Dieu, ton père…

De Dieu, Ton fils !

De Dieu, ton époux !

Tu te partages…

Entre les trois …

Sans te diviser !

Oh Marie …

Tu t’élèves…

Comme une voix vers les cieux infinis …

Et nous t’aimons…

Nous t’aimons,

Tu nous combles…

De toutes tes pleines grâces !

Dont Ton père,

Ton Fils,

Ton époux…

T’ont comblée …

Emplie

De leur amour infini …

Bénie sois-tu !

Salut Maria,

De grâce, prends nous

Entre tes bras…

D’une douceur ineffable

Raconte nous des fables..;

D’enfants

Pour nous reposer contre ton sein

Et nous endormir…

A l’heure de notre mort !

Notre mort à ce monde..;

Vallée de larmes… obscures ..;

Transforme-les…

En larmes limpides …

Et bénies…

De Dieu…

Enfin!       F.D.

 

 

 

Ave Maria

 

https://www.youtube.com/watch?v=2y8ZnrNd7uE&list=PL158F008EAAFFF9DB

 

Un cœur battant, Marie

Que j’entends contre moi !

Cristal aérien !

De tes poumons qui s’emplissent

De ta voix et transporte

Les anges

Au septième ciel…

Tu nous enlèves à cette terre…

Pour n’y revenir jamais !

Oh! Plus jamais, Mère

Du Ciel…

Arrache nous par ton fils …

Aux peines de solitude…

D’ici-bas !

Ôte nous très chère

Vénérée Mère …

De cet infernal endroit !

Ou ne reste que des traces

De la création originale

Du Père …

Ô Marie, emporte nous

Emporte nous

Loin d’ici !

Ou tout n’est que reflets

Et illusions …

Illusions futures ou perdues …

Prie pour nous,

Pleine de Grâce…

Ton époux divin,

de revenir au plus vite…

Nous délivrer enfin !

De cet insupportable exil

Sans amour !        F. D.

 

 

F